OS

OS

C'est pas du grand art, loin sans faut !
J'ai eu l'inspi en voyant cette photo. Pourquoi ? Je sais pas. C'est comme ça.
Je ne suis pas certaine que cet O-S restera ici... Brefoumme.

Enjoy ! <3



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Si la colère était un sentiment palpable, on se cognerait à chaque pas fait dans cette salle.
Il est rouge de colère, de désir refoulé, d'humiliation.
Il tourne en rond, se retenant de se laisser aller. C'est difficile.

Si le plaisir était une odeur, on étoufferait trop en sentir les effluves.
Elle est rayonnante d'un sourire satisfait.
Elle ne bouge pas, le fixe, repense à l'objet de son bonheur, et explose de rire.

Au son de ce rire cristallin, il ne se retient plus.
Il explose. Se retourne. La fixe. S'avance vers elle, la fait reculer, et finit par la bloquer contre le mur.
Un bras de chaque côté de sa tête. Elle est bloquée. Ne pourras pas partir. Mais au fond, le souhaite-t-elle ?

Son regard meurtrier la fait trembler.
Ses yeux bleus le fond presque faiblir.

Elle continue à sourire. Elle aime quand il sort de ses gons.
En fait, c'est ce qu'elle voulait quand elle lui à annoncer qu'elle le quittait.

Il continu de la fixer. Mais se noie dans son regard.
Il veut lui faire mal, la faire baisser les armes, la récupérer.


Alors commence le début d'un long, très long supplice...

Il se colle à elle. Appuie les muscles de ses –trop- fines cuisses, contre le corps de celle qu'il veut.
Elle le repousse.
Il attrape ses mains, et vient les coller – sans ménagement- sur le haut de sa tête.
Elle sourit.
Son souffle vient effleurer son cou, et une pluie de baisers vient s'abattre sur celui ci, descendant dangereusement vers son décolleté.
Elle frémit.
Il sourit.
Ses lèvres remontent doucement vers sa gorge, et viennent s'écraser avec violence sur la bouche de sa partenaire.
Elle se débat. Il tient bon.
Elle soupir de plaisir. Il sourit.
Il a gagné.

Avec nonchalance il repousse le corps venu épousé ses courbes.
Il la fixe, de ce regard si désagréable, si moqueur.
Il part.
Il a gagné.

Elle__ << Kaulitz ! Salopard ! >>
Lui__ << Qui se ressemble s'assemble, Chérie ! >>

Une gifle. Elle vient de se faire gifler par des mots.
Ca ne va pas finir comme ça. Non.
Elle le rattrape. Le colle au mur.
Cette fois c'est elle qui mène la danse.
Cette fois c'est lui qui va soupirer.




__________________

B-ouuuuh !
J'viens de relire ce texte, et ... J'ai honte x_x
Nan sérieux, déjà la photo me fait plus l'effet qu'elle ma fait quand j'l'ai vu
Et puis si j'aime le début la fin c'est ... Pathétique o_o
J'en reviens pas là !

# Posté le mardi 08 janvier 2008 07:14

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 12:41

19________« La boite à rien »

Trois jours ont passés. Trois jours plus qu'éprouvant. J'aime de plus en plus nos soirées passées sur la plage autour du feu. Je les attends et les redoutent en même temps.
Chaque soirée est passée dans les bras des garçons, j'aime quand ils me serrent contre leur c½ur, quand Bill me chante de douces paroles au creux de mon oreille, quand Georg me souffle dans le cou, en me racontant ses projets, ses rêves. J'aime leurs câlins.

Je pars souvent me promener dans la crique, un fort besoin de partir m'exiler, de partir réfléchir.
En général il me rejoint.
Je crois que c'est pour ça que j'aime partir, pour être seule avec lui. Je suis folle du regard qu'il pose sur moi, mon corps est en éveil quand il m'approche d'un peu trop près, et mon c½ur menace d'exploser quand il me prend dans ses bras, et que seuls la mer et les oiseaux nous observe.
Je parle longtemps avec lui, à lui raconter des morceaux de ma vie, des morceaux de rêves.
Quand les autres partent se coucher, nous regagnons la plage, et nous asseyons autour du feu, dans les bras l'un de l'autre. Je pourrais y rester des heures. Même quand le silence est roi.

Maintenant je me souviens, c'est ce soir là que je lui ai raconté l'histoire de la boite à rien, après lui avoir offert les médiators -qu'il à d'ailleurs adorés.
Il me demandait pourquoi j'avais répondu à Bill que "rien ne se trouvait pas en magasin", alors je lui ai expliqué qu'au cours d'une soirée passée avec une amie, à se raconter des histoires, elle m'en avait fait découvrir une sortit tout droit d'un livre pour enfant, un texte un peu gamin, mais tout simplement magnifique...
Et sur un regard entendu, je commençais à conter :


<< Imagine deux ami(e)s. Pour le moment je vais prendre nos prénoms. Après tu pourras la mettre à ton gout.


Ca n'est pas Noël, ça n'est pas son anniversaire. C'est juste un jour comme les autres.
Mais Azia à décidé de faire un cadeau à Georg. C'est, pour elle, un ami spécial.
Elle cherche, cherche mais ne trouve pas.
Elle se rend au centre commercial, un amas de cadeaux l'attend.
Des livres,
Des CDS,
Des DVD,
Du multimédia,
Des vêtements,
Tout.
Mais pas ce qu'elle veut.

C'est un peu désespérée qu'elle rentre chez elle.
Puis en chemin elle trouve l'idée, quelque peu surprenante, mais obligatoirement unique.
Elle va lui offrir "Rien"
Le sourire revient. Mais il est éphémère. Ou est-ce qu'elle peut trouver du rien ?
Finalement elle rentre véritablement désespérée.

A 12hoo sa colocataire rentre chez elles, et se plaint de ne pas avoir trouvé ce qu'elle cherchait.

<< Vraiment ! Il n'y a rien au centre commercial ! En ville c'est pareil ! >>

Rien ?
Et bien voilà !

C'est en vitesse qu'Azia quitte l'appartement, sans même une explication devant la tête choquée de sa colocataire.
Elle se rend, pour la seconde fois de la journée, au centre commercial.
Elle fait tous les rayons, toutes les galeries, tout.
Mais elle ne trouve pas de rien.
Elle essaye les rues commerçantes de la ville.
Mais impossible de trouver du "Rien"

Elle se dit que les gens mentent quand ils disent qu'ils ne trouvent rien.
Car du rien, on en trouve pas.

Elle rentre chez elle, et s'enferme dans sa chambre.
Affalée sur un pouf elle fixe un point , mais ne semble pas le remarquer.
Puis, du coup d'un seul, elle trouve.

Elle ne mettra "Rien" dans une boite.
Elle va créer sa propre boite à rien.

Elle cherche partout, puis trouve enfin ce qu'il faut : Une grosse boite à chaussures.
Elle passe tout son après midi à la modifier : peinture, dessin, écrits.
Puis elle l'emballe de son plus beau papier, et la ficelle avec du raphia doré et vert brillant.

17hoo. Un doigt enfoncé sur la sonnette de l'appartement de son ami elle attend qu'il ouvre, le sourire aux lèvres.
Enfin la porte s'ouvre.


<< C'est pour toi !
- Mais pourquoi ? Il fallait rien m'offrir !
- Bah comment tu sais ? >>


Ils rentrent dans le salon. Georg déchire le papier, puis découvre la jolie boîte.
Il l'ouvre.

<< Mais ... Il n'y a rien ! >>

Azia ouvre grand ces bras, et offrant une embrassade à son ami lui annonce :

<< En effet, il n'y a rien... Que toi et moi ! >> >>




Moi__ << Tu vois, c'est un peu kitch >>
Georg__ << C'est marrant et beau, je t'imagines la raconter à des enfants, ils doivent adorer >>
Moi__ << Je ne sais pas. Je suis un peu gamine, et adore cette histoire, je trouve que les contes pour enfants sont magnifiques >>
Georg__ << Oui... Ca fait un peu regretter l'époque de nos 4 ans. >>
Moi__ << Surtout qu'à cette époque là on ne se poser pas tant de questions >>
Georg__ << On s'en poser, mais elles n'étaient pas importantes, du moins pas aussi importantes >>



Il avait dit cette phrase sur un drôle de ton, comme une plainte. S'il savait à quel point il avait raison...
C'est aussi ce soir là que je me suis rendue à l'évidence.
J'avais un problème, un sérieux problème...




# Posté le mercredi 09 janvier 2008 15:34

Modifié le dimanche 11 mai 2008 07:20

2o

Pas n'importe quel problème. Non. De toute façon un problème n'est jamais quelconque, sinon ça n'est pas un problème.
Bref.

Je vois passer les jours.
Je vois mes journées rythmées par des activités diverses passées tous ensemble, et mes moments d'exil avec Bill, à remplir la carte mémoire de mon Olympus de ses sourires, ses yeux, son visage : si délicats et pourtant si expressifs.
Je vois mes soirées de plus en plus rapprochées avec Georg. Pour exemple, l'autre soir, nous nous sommes embrassés avant d'aller nous coucher, un petit baiser, au coin des lèvres, comme une << bise ayant malencontreusement glissée >> rien de plus. Mais un nombre incalculable de frissons sur ma peau.

Les jours passent. Et plus ceux-ci se passent, plus j'ai mal quelque part.
L'impression de faire quelque chose d'interdit. De bafouer les limites.
J'ai 17 ans, et j'agis -à plus petite échelle- comme les héroïnes des romans de Virginie Despente. J'agis comme une garce.
Le pire dans tout ça ? C'est que je n'y vois pas le mal.
Je suis quelque part entre les garces de Virginie, et l'indécise prenant son fiancé pour un koi* d'Amélie Nothomb. Comme un centre.
J'aime mon personnage. Mais j'en suis épuisée.
C'est épuisant de vouloir jouer la grande. Très épuisant.

Les jours restant avant de se séparer commencent à se faire compter : plus que 13.
On est le matin du treizième, et je comprends. Comme une révélation. C'est stupide, mais c'est comme ça que je le désigne.
J'ai compris qu'il faut que je fasse un choix.
Il ne reste que 13 jours. Je veux qu'il rentre dans son pays en ce souvenant, le lendemain de son retour, qu'il a vécu quelque chose avec une française très singulière.
Je veux qu'il rentre chez lui, et qu'il se souvienne de moi, comme moi je me souviendrais de lui. Et me souviens encore aujourd'hui.

Je me suis aussi rendue à l'évidence. Je suis amoureuse.
A. Mou. Reu. Se
Bien détaché. Je dis plusieurs fois ce mot à voix mi haute, puis écoute le rendu.
Pas si mal.
J'ai 17 ans. Et suis amoureuse.
Azia Fletcher, 17 ans, amoureuse.
En effet, pas si mal. On s'y fait.


<< Azia Fletcher, 17 ans, a. mou. reu. se >>
...__ << Du mal à le dire ? >>
Moi__ << Depuis quand tu m'espionnes ? C'est nouveau ? >>
Jade << Tu m'intrigues depuis un moment... Alors c'est donc ça la raison... Et de qui ? >>


Je sentais le rouge me monter aux joues. Pas de honte. Juste de la gène.

Jade__ << Bill ou Georg. Georg ou Bill... >>
Moi__ << A ton avis ? >>
Jade__ << C'est bien la première fois que je n'arrive pas à savoir ce qui se trame chez toi. Je ne te comprends pas. Je ne te cerne pas. >>
Moi__ << J'ai tant changé ? >>
Jade__ << Non. Tu es toujours ma grande s½ur, mon modèle, mon tout. Mais tu as évolué... Tâté plusieurs voies >>
Moi__ << C'est difficile d'évoluer. >>
Jade__ << Oui. Et ça prend du temps parfois. >>


C'est vrai que le temps est mon allié...
« Tâté plusieurs voies » me revient en tête. J'ose la question qui me brule les lèvres depuis un moment.

Moi__ << Comment tu as su, toi, que c'était pas les garçons ? >>
Jade__<< J'me suis rendue à l'évidence. Quand je croisais un beau spécimen, je n'avais pas envie de tout faire pour qu'il me saute dessus... Mais quand j'étais en constante compagnie de Keely mon estomac se retournait... >>




* koi
: " Koi, en français classique peut se traduire par goût. J'avais du goût pour lui. Il était mon koibito, celui avec lequel je partageais le koi : sa compagnie était à mon goût." (Extrait de Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie Nothomb)





# Posté le dimanche 13 janvier 2008 05:53

21________« La boite à rien_² »




Keely ... Prénom bizarre. Je ne sais pas si j'aime. Je connais des Kelly, mais des Keely ... Je voudrais la rencontrer pour voir ce que fais ce prénom sur elle.

Moi__ << Ca fait longtemps elle et toi ? >>
Jade
__ << 8 mois & demi >>
Moi
__ << Tu ne m'en a jamais parlé. >>


C'est pas un reproche. Je ne la juge pas. Mais ... Je pensais qu'on était plus proche que ça toutes les deux.

Jade__ << Toi c'est la musique, moi c'est mon homosexualité, chacun ses peurs. >>
Moi__ << Jamais je ne t'aurai jugé. >>
Jade__ << Je le sais... Maintenant. >>


Comme quoi les apparences ... Il ne faut pas s'y fier.
Je met fin à la conversation en me dirigeant vers ma chambre. J'enfile un maillot de bain : noir aux reflets bordeaux ; fourre dans un sac étanche mon porte feuille, mon appareil, une serviette, un pantalon de toile, et mes lunettes.
Une fois sur le bastingage, je regarde en direction du yacht des garçons : ils ont l'air d'y être. Tant mieux, j'ai pas envie de les voir aujourd'hui, enfin deux d'entre eux surtout.
Une fois mon sac bien serré, je plonge.
Commence une série de plusieurs nages : crawl, brasse, nage indienne, papillon, ...
Je plonge un peu, force mes capacités à l'apnée, remonte et me lance dans un crawl très énergique. J'arrive sur la crique, comme un fait exprès. J'aurai pas pu aller sur la plage non ! Je me maudis !
Je m'enfonce dans la crique, me sèche vite fait, et enfile mon pantalon & mes lunettes. Je referme mon sac et commence à marcher, toujours en longeant la crique, en m'éloignant de l'eau. Du bout des doigts je touche le granit, m'écorche la peau.
A bout de force je me laisse tomber sur le sable, et laisse aller mes larmes.
Je ne sais pas vraiment pourquoi elles sont là... Un surplus d'émotions certainement.
Ca ne me ressemble vraiment pas... Moi qui suis si joyeuse. Où est passé mon sourire ?
Je respire un grand coup, sèche mes larmes, et relativise : ça doit être ça grandir.
Je lève la tête et vois s'approcher quelqu'un. Avec le soleil en pleine figure je ne remarque pas tout de suite de qui il s'agit. Mais cette démarche... Entre mille je saurais la différencier : Bill.
J'attend qu'il soit à ma hauteur pour lui demander :


Moi__ << Tu m'as suivie ? >>
Bill__ << Oui. Je t'ai vu partir énervée. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? >>
Moi__ << Prends moi dans tes bras. >>


Cette réponse peut paraitre saugrenue, et complètement débile. Mais j'ai vraiment besoin qu'il me prenne dans ses bras, vraiment besoin de savoir qu'il est là.
Il ne pose pas de question et s'exécute. Il plaque ses mains dans mon dos nu, et pose sa tête sur la mienne.
Doucement il interroge :


Bill__ << Qu'est-ce qu'il t'arrive ? >>
Moi__ << Dans 13 jours on se quitte. J'ai peur qu'on ne se revoit plus. >>


Non. Ca n'est pas vraiment un mensonge. J'ai vraiment très peur à l'idée de ne plus les voir. Vraiment.

Je me détache de son étreinte, le fixe, et lui prend la main.


Bill__ << Où tu vas ? >>
Moi
__ << Je te dois un cadeau, alors suis moi. >>


D'un regard je fais taire ses protestations. Doucement on remonte vers la plage, puis le centre de Keys. On longe les boutiques de chichis, glaces, et autres friandises. Au bout de 15 petites minutes on arrive vers un magasin traditionnel. La main de Bill toujours serrée dans la mienne, je l'invite à rentrer avec moi.
La porte refermée on découvre une salle nous coupant un peu du monde extérieur : tout un tas de masques, statues, et autres représentations des traditions ancestrales ornent les étagères. On avance un peu dans le magasin, puis mes yeux se pose sur ce que je cherche : des boites.


Moi__ << Tu préfères laquelle ? >>

Après une longue hésitation, Bill désigne une boite ronde, en bois d'ébène, gravée d'une tortue en son centre, et de mots appartenant au dialecte local. La boîte garde le noir de sa couleur originale, mais les dessins sont peints en marron terre de feu.
Je la regarde, et souris. C'est vrai, elle est belle. Magnifique même. Il a bon goût.
Je la prend, et me dirige vers la caisse, avant que Bill est compris quoi que ce soit, on se retrouve dehors, je le fixe et lui offre la boîte.


Bill__ << Pourquoi ? >>
Moi
__ << Parce que je te devais un cadeau >>
Bill
__ << Non. >>
Moi
__ << Alors parce que j'en avais envie. >>
Bill
__ << Et ... C'est quoi ? >>
Moi
__ << Une boite à rien. >>
Bill
__ << "Rien ne se trouve pas en magasin" C'est ça ? >>
Moi
__ << Oui >>
Bill
__ << Et ça signifie quoi ? >>


Je ne répond pas. Je lui souris, encore une fois, et lui prend la main.
Quelle est la chose la plus importante ? Connaitre cette histoire, ou se faire offrir l'objet de cette histoire ?

Nous nous dirigeons, vers la plage. Il est bientôt midi, les autres ne vont pas tarder à arriver.




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# Posté le mardi 15 janvier 2008 11:44

Modifié le dimanche 11 mai 2008 07:22

22________« Explications »

J-11. Oui. Plus que 11 jours. C'est dur. Mais on fait tous comme si. On se raconte les endroits à ne pas rater dans chaque pays. Les lieux que l'on << visitera tous ensemble quand nous nous reverrons >>

Jade m'a montré des photo de Keely, elle est très jolie. De longs cheveux ondulés, roux étincelants, de grands yeux bleus, mince, aux formes là où il faut, et comme il faut, de fines lèvres rieuses. Ma s½ur à bon goût. Il faut l'avouer.
Il lui tarde de la revoir. Ca se comprend.

Hier & aujourd'hui j'ai longtemps réfléchi. Je sais qui est-ce que je vais choisir, c'est difficile à se dire... Choisir.
On se croirait au marché à peser le pour et le contre entre un melon jaune, et un rouge.
J'aime pas ce mot.
J'ai compris qu'avec le temps on se lasse de certaines choses. Que la distance brise certains couples, et en laisse indemne d'autres.
Je sais que selon le choix que je ferai, la distance aura son fin mot sur notre couple.
Et je souhaite que son fin mot soit de ne pas nous briser.
Ca parait égoïste comme réflexion hein ? Je sais.
Vous vous dites certainement : << Vu le temps qu'elle met à choisir, elle va se retrouver toute seule >>
Vous n'avez pas tort. Ca pourrait bien m'arriver...
Mais non. L'avantage quand on raconte sa propre histoire, c'est que l'on connaît déjà la fin.

Il est 22h3o, nous sommes tous sur la plage, autour du feu. Comme d'habitude.
Jade, Tom & Georg jouent de la guitare. Gustav frappe la peau d'un tam-tam. Comme d'habitude.
Bill regarde vers la mer, il est pensif. Tout comme Georg.
Et moi ? Moi, contrairement à l'habitude, je ne suis pas dans les bras de Bill, à savourer ses baisers sur ma peau.
Non.
Il m'évite. Me fuit.
Il n'est pas le seul.
Georg aussi.

2 jours. 2 jours que ça dure.
2 jours que mes approches sont vaines. Que leurs yeux sont tristes.
J'ai mal. Oh oui ! J'ai mal !
Mal de les faire souffrir, mal de ne pas savoir qu'elle est ma véritable erreur.
Mal de ne pouvoir brûler d'amour avec lui.
Mal qu'il ne me prenne plus dans ses bras.

Pour la énième fois je m'avance vers Bill.
Doucement, je prend sa main dans la mienne, et la lui sert.
Il se retourne et me regarde tristement. Ca fait mal.
Il tente de relâcher ma main. Je force pour qu'elle reste dans la sienne.
D'un regard il me comprend. Il me suit.
Nous faisons quelques pas. Non. Nous n'allons pas sur la crique. Juste quelques pas pour s'éloigner de la lueur des flammes.


Moi__ << Bill... Explique moi... >>
Bill__ << Non. Toi ! Toi explique moi ! Explique moi à quoi tu joues ? >>
Moi__ << Je ne joues pas. >>
Bill__ << Alors pourquoi ? >>
Moi__ << Pourquoi quoi ? >>
Bill__ << Oh Azia ... ! Pourquoi ce cadeau ? Pourquoi moi et pas Georg ? Pourquoi cette ambiguïté ? >>
Moi__ << Je... Je ne sais pas ... Je voulais te faire un cadeau vraiment symbolique ... J'voulais que tu le comprennes par toi même... >>
Bill__ << Je comprend que tu nous fais mal ! Georg s'est senti délaissé en voyant ton cadeau, et moi j'me suis senti humilié. >>
Moi__ << Je suis désolée. C'est pas ce que je voulais... Vraiment ! J'voulais... Je ... Désolée. >>
Bill__ << Raconte moi l'histoire. >>


Sa demande me choque. Georg ne l'a-t-il pas fait ?
Comme pour répondre à ma question non posée Bill m'explique :


Bill__ << Il n'a pas voulu. Il m'a dit quelque chose comme "Il n'y a qu'elle qui peut la raconter, c'est quelque chose de magique" >>
Moi__ << Oh... >>



Je lui raconte donc l'histoire.
Pour une raison que je ne peux expliquer, je n'ai pas l'ai pas raconté comme a Georg. Je l'ai raconté, parce qu'il le fallait, avec un faux sourire. Bien sur ça ne se voyait pas. Mais le c½ur n'y était pas...

On est revenu sur la plage. J'ai laissé Bill près du feu, et suis partie, aussitôt, vers la crique. Besoin d'être seule. Et certitude de ne pas être dérangée.

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 14:52

Modifié le dimanche 11 mai 2008 07:23