o5________«Flash Back__o3.»

Kyes c'est vraiment bien, mais comme la plupart des îles, c'est petit, c'est donc sur la principauté qu'on est parti faire chauffer la carte bleue de maman. Parfois on l'aime plus qu'à l'accoutumée. Bizarre ?
Les centres commerciaux à Miami, c'est pas ce qui manque. Ils se touchent presque. Si on avait eu à choisir, on y aurait passé notre journée.

On est pas très difficiles niveau habillement, on sait ce que l'on veut. En ce qui concerne Jade, la simplicité de ses choix fait presque peur.
Bikini noir.
Plus simple c'est impossible. Pas de fantaisie, rien. Mais c'est vrai que sa peau foncée dans ces morceaux de tissus fait bien mieux que n'importe qu'elle bizarrerie stupide.
Pour moi c'est pas vraiment la même. J'aime les couleurs. Tout ce qui flash c'est pour moi. Du tape à l'½il ? Oui. De la vulgarité ? Certainement pas.
J'ai tout de suite craqué pour un mini bikini aux mélanges de couleurs chaudes : rouge, orange, rose, violet. Le tout dans un effet psychédélique très bien dessiné. Même Jade qui aime le discret le trouve beau. C'est bien une preuve que j'ai pris le bon. De plus les tons s'assemblent très bien à ma peau. Parfait.

Ce qui est bien dans les centres commerciaux, c'est qu'il n'y a pas besoin de courir partout pour savoir ou on va manger, tout est déjà dans l'immeuble. Du coup resto' rapide, et 15 minutes après nous voici sur la plage, à commencer d'user la mémoire de l'appareil photo. Les principaux modèles ?? Nous même. Et puis quand on en a assez de jouer les narcissiques, on pose l'appareil pour finir dans un océan presque trop bleu, à se couler, se porter, plonger. A vivre pleinement. Tout simplement.



Après autorisation de rester à terre jusqu'à 2h du matin, Jade et moi étions retournées sur la plage du restaurant. A Keys.
C'est dans ce soir d'été que nous les avions vu pour la première fois. Ils étaient là, accoudés au comptoir, un coctail à la main, un sourire aux lèvres. Au premier regard ils paraissaient un peu trop sur d'eux. Mais qui étions nous pour juger sur un simple sourire, une simple manie ? Personne.
Jade avait tellement dansé que nous nous étions approchées du bar pour se rafraîchir. En me retournant, une petite fille me bouscula, et le contenu de mon verre eu pour destinée son T-shirt.



<< Oh ! Excuse moi !! J'ai pas fais exprès, c'est... >>


Son sourire en coin, et ses yeux chocolat me firent comprendre que mes explications ne servaient qu'à m'enfoncer derrière mes joues déjà bien rougies.
Certains auraient essayé de rattraper l'histoire, d'autre auraient entamé la conversation.
Je me suis excusée d'un sourire, et suis partie, comme j'étais arrivée.



<< Et mon verre ?
- Sur le T-shirt d'un gars au bar. >>



Je lui en aurait bien dis un peu plus. Mais au moment de continuer, une petite tape sur mon épaule me fit me retourner.


<< C'est pas très poli de partir comme ça.
- C'est pas très poli de se fiche de mes excuses.
- Ex æquo ?
- Ex æquo.
- Je te paye à boire ?
- C'était pas pour moi.
- Ton copain ?
- Ma s½ur. >>



Là aussi j'aurai bien continué cette petite tchatche, mais un << Hmm hmm >> de Jade me ramène à la réalité.


<< C'était pour elle.
- Alors approchez vous du bar.
- Avec plaisir. >>



Je voulais répondre que ça n'était pas la peine, que je pouvais me payer un verre toute seule, que j'étais grande. Mais une fois de plus, c'est Jade qui répondis pour moi.


<< Vous vous appelez ?
- Jade / Azia. Pardon. Elle c'est Azia, ma grande s½ur, et moi c'est Jade.
- Tom. >>



Tom ? Ce prénom fait bizarre sur lui. Il ne lui colle pas vraiment à la peau. A son apparence. Il paraît sur de lui, coquet. Alors que Tom c'est court simple. Comme quoi les prénoms ne s'accordent pas forcément à la personne qui les portent.



# Posté le dimanche 23 septembre 2007 14:23

Modifié le dimanche 11 mai 2008 06:51

o5________«Flash Back__o4.»



Pas besoin de s'attarder sur le prix du verre, sur ce qu'on a bu, sur la présentation rapide de son frère. Bill. Lui non plus son prénom ne lui va pas. Mais il fait avec. Je pense qu'il ne le sait pas. Mais Bill c'est pas fait pour lui.

Ce soir là on est donc resté ensemble, peut-être pour faire bien. Peut-être parce que rester qu'à deux c'est un peu soulant à force. Je ne sais pas. Je sais juste qu'on est resté ensemble. Qu'on a pris des photos. Ca peut paraître bizarre de prendre des photos d'inconnus. Mais pas pour moi. De plus, quand le cadre est magnifique les personnages deviennent juste figurants. Alors pourquoi se formaliser ?
L'eau est tiède. La baignade agréable. Les délires aussi. Juste ce qu'il faut. A nous voir on aurait pu penser à un groupe d'amis. Mais même pas. C'était juste une soirée. Superbe.


<< Désolée les gars. Il est 1h30 on doit rentrer.
- Vous voulez qu'on vous raccompagne ?
- Ca parait difficile. Mais merci.
- Oh... Et bien à une autre fois peut-être.
- Oui... Peut-être. >>



Je ne sais pas pourquoi, mais ce peut-être ressemblait plus à une promesse... Je ne sais pas pourquoi. J'ai l'envie de les revoir. Mais comme bien souvent, les connaissances de vacances on ne les revoit pas. Dommage. J'aimerai pourtant.
J'ai aimé leur rire. Leur réserve aussi. Comme s'ils cachaient quelque chose. J'ai aimé son sourire, à Bill. Et aussi le tic de Tom, ce truc de toujours mordre sa lèvre inférieure. J'ai aimé quand ils riaient de ce rire complice, le même que Jade et moi. J'ai aimé la réaction de Jade quand Tom à dit qu'ils étaient jumeaux. Et aussi la course à l'océan. J'ai tout simplement aimé cette soirée. Et je me dis que ce serait vraiment bien si on pouvait recommencer.



*
* *


<< Qu'est-ce tu veux faire ?
- Franchement je sais pas. J'suis un peu crevée.
- Ah ...
- Pourquoi ?
- J'voulais que tu me fasse un morceau.
- Mouais ... Sur quoi ?
- Bah j'sais pas .. Creep ?? >>



Creep...
Cette chanson... Tant de souvenirs... Cette soirée sous la pluie... Je suis nostalgique. J'assume.
Cet après midi là j'ai donc joué pour elle. Comme souvent c'est ma seule spectatrice. Mes parents aussi parfois, mais ils n'ont pas trop le temps. Et puis j'ai peur du jugements des gens. Alors que paradoxalement je souhaiterais être une pianiste à la renommée internationale. Cherchez l'erreur.
La mélodie monte dans la pièce. Je chante. Oh ! Bien sur je ne chante pas comme Thom Yorke. Je chante ni faux, ni juste.Je chante tout simplement avec tout ce que j'ai : une voix parfois éraillée qui donne tout ce qu'elle a.
Au refrain je suis tellement dans mon mode que je n'entend pas que ma s½ur à fait monter des gens. Je n'entend pas leur conversation.
Ce n'est qu'après la dernière note que les applaudissements me font sortir de ma rêverie.



<< Tu joues très bien !
- Qu'est-ce que vous faites là ?
- On a entendu de la musique ... Nous aussi on est sur un yacht. On voulait savoir d'où ça venait.
- Ah... >>



J'aime pas être percée à jour. J'aime pas leur intrusion. Je ne les connait pas. C'est pas parce qu'on a passé une soirée ensemble que... Non franchement ça me dérange qu'ils soient là. Ou plutôt qu'ils m'ais entendu.

Je quitte la pièce. Je sors sur le bastingage. Ca m'a mise mal à l'aise.


<< Tu sais ... Je te comprend. >>


Bill. Qu'est-ce qu'il fait là ? En quoi est-ce qu'il me comprend ?


<< En quoi ?
- J'étais pareil avant. J'avais peur d'être jugé. Mais finalement un jour tu comprend que les jugements ne changeront jamais ta façon d'aimer. Ta façon de vivre. >>



Beau discours. Mais tout n'est pas si simple.


<< Comment tu sais ça ?
- Tu ne connais pas Tokio Hotel ?
- J'aime pas le Japon. >>


Je crois que j'ai fais une boulette.


<< C'est pas Japonnais c'est ça ?
- Pas vraiment. >>



Je l'ai vexé ? Oh ! C'est pas ce que je voulais.


<< Désolée.
- C'est rien.
- C'est quoi ?
- Notre groupe de musique, avec mon frère et 2 autres amis.
- Ah ... >>


Je suis vraiment désolée. Mais ma culture musicale est ... Comment dire... J'ai mes classiques, je m'ouvre à d'autres groupes, mais il faut que ce soit des coups de c½urs.


<< Tu me feras écouter ?
- Si tu veux. >>







# Posté le dimanche 30 septembre 2007 15:52

Modifié le dimanche 11 mai 2008 06:56

o6________«Flash Back___o5.»

.


On est maintenant tous assis sur les banquettes du bastingage. On sait pas trop quoi faire alors on parle de nous.
Jade leur explique qu'on est très proche, qu'on se ressemble tout en étant très différentes.
Eux nous parle de leur groupe. Il parait qu'ils sont assez connus, que c'est pour ça qu'ils sont obligés de partir en vacances loin de leur pays.
Ils sont allemands. On est françaises. Ils parlent bien l'anglais. Nous on est bilingue. Enfin trilingue mais l'autre langue on s'en fou.
Ils seraient connus dans les pays de l'est, ainsi qu'en Europe, que chacun de leur concert se feraient à guichet fermé, et que les fans françaises seraient de vrais hystériques.
Mais moi, je n'ai jamais entendu parler d'eux. Peut-être parce que mis à part mes classiques je ne m'ouvre pas assez. Peut-être.
Ils me feront écouter. Si on se revoit. Mais encore une fois, je pense qu'on se reverra.



<< Vous faites quoi de vos aprem' en général ?
- Mélange entre shopping, pour moi, mon frère n'aime pas. Écriture, et compos.
- C'est un peu léger.
- On ne connait personne.
- Et c'est une raison ?
- Vous avez un appareil photo ?
- Oui.
- Alors vous êtes pathétiques.
- Vous ne faites rien de vos journées, sous prétexte que vous êtes deux. Vous n'avez vraiment aucune ouverture d'esprit.
- Que de gentillesse.
>>


Ils sont vraiment stupide. Après les avoirs renvoyés sur leur yacht, pour revenir avec un maillot de bain, je leur explique qu'on peut être seuls et s'amuser.


<< Et c'est toi là ?
- Oui je faisais un salto arrière. Mais la réception ...
- Et là c'est moi !
- Saut de l'ange ?
- Ouais.
>>


C'est un peu comme un tic. Avec Jade on ne peut s'empêcher de prendre des photos.
Pour leur prouver qu'ils ont une ouverture d'esprit limitée, je leur ai fait voir quelques clichés.



<< En fait vous voulez qu'on passe un aprem baignade ?
- C'est bien !
- Et qu'on soit vos modèles ?
- De mieux en mieux.
>>


On se fiche un peu d'eux. Mais il n'y a pas de mal.
On pars se changer. Tom est pervers. Mais marrant. Non. Il ne nous a pas aidé à mettre notre maillot.



|| ... ||


<< J'suis mort. J'arrête.
- J'déclare forfait !
- J'ai faim !!
- Ok. C'est bon je range l'appareil.
>>


J'y est peut-être étais un peu fort. Presque 3 heures de plongeons, figures, et autres. Et moi pas une goutte d'eau. Mais une bonne centaine de clichés.
Ils s'affalent tous les 3 sur la banquette, et se goinfrent. C'est charmant.



<< Au fait Azia ?
- Oui ?
- Pourquoi tu t'es pas baignée ?
- Fallait bien une photographe.
- Mouais.
>>


Au moment ou je me lève pour me servir de jus de fruits, des bras me soulève. Bill.
Je crois que ma réponse n'a pas plu.



<< Lâche moi tout de suite !
- Nan.
- Espèce de brute !
- Si c'est comme ça que tu espère t'en sortir !
- Jade ! Aide moi !
- Nan ! 'faut bien une photographe.
- Sale peste !
>>


PLOUF !


L'eau est bonne. Mais pas quand on la boit. Elle est un peu trop salée.


<< Je vous hais !
- Mais oui ...
>>


Je suis pas du genre à faire attention à ma coiffure. Alors j'explose de rire, et profite de l'eau. En fait je crois que j'ai aimé leur plaisanterie. Dommage.


# Posté le dimanche 07 octobre 2007 14:31

Modifié le dimanche 11 mai 2008 06:57

o7________« Retour à la réalité.»

.

<< C'est bien mademoiselle ... L'extériorisation, rien de mieux.
- Parlez pour vous.
- Ca vous fait mal ?
- A votre avis ?
- Le bien peut parfois prendre des routes douloureuses.
- Si vous le dites.
- "Si n'existe pas", c'est vous qui me l'avez dit. >>


|| ... ||



Elle est sortie de sa première consultation. Qu'en a-t-elle pensé ? Est-ce mieux ? Elle ne saurait le dire.
Peut-être ... Mais le problème avec l'extériorisation c'est qu'on en dit soit toujours trop, soit jamais assez.
Il lui faudra y retourner. Car quoi qu'elle en dise, ça lui fait du bien de parler. Autrement qu'avec son père. Autrement que seule devant ses photos.

Elle est rentrée chez elle, dans son petit studio d'étudiante. Petit studio qui ne sera certainement visité par personne d'autre que son père. Les autres ... Pourquoi viendraient-ils ? Ils ont tous peur d'elle.
Tous ? Peut-être pas ... Peut-être ne veut elle pas s'ouvrir aux gens qu'elle croise tous les jours. A-t-elle au moins pris la peine de se renseigner sur les gens qui partageaient les mêmes cours qu'elle ? Non.
Et pourtant ... Il le faudrait peut-être ...

Quand ils rentrent chez eux, certains allument la TV, d'autres mangent, écoutent de la musique, travaillent ... Mais pas elle.
A l'instant même, elle est devant son ordinateur. Que fait elle ?
La même chose depuis 3 jours.
Elle lance des impressions.
Quoi ?
Un amas de photos : De sa naissance, à sa mort. De ce mois de mai 1990 à ce mois d'août 2005. De cet été de rencontre avec eux. Tout cela couché sur papier glacé.
Et quand tout sera imprimé, que fera-t-elle ?
Elle fera de son studio une galerie géante, un temple du souvenir.
Oui, vous comme moi le savez. Il ne faut pas. Mais que peut-on pour elle ?
Savez vous vraiment ce qu'il s'est passé ? Pas encore ... Attendez. Vous comprendrez.
Oui, moi aussi je pense que c'est bête cette peur de l'oubli. Mais vraiment que peut-on ? Rien. Alors on regarde et on se tait. On est spectateur de malheur. C'est tout. Soit on ferme les yeux, soit on essai de crever l'abcès. Mais parfois ... C'est plus facile à dire qu'à faire.
Pourtant ce petit vieux dans la rue, il a bien compris qu'elle allait mal. Mais c'est vrai qu'il faudrait être aveugle.
Que c'est il passé ?
Elle était dans la rue, vers la bouche de métro, elle remettait, correctement, l'écouteur de son MP3 . Le pti vieux en a profité.



<< Elle est belle ?
- Comment ?
- La chanson ? Elle est belle ?
- Très.
- Ca va ?
- Bien ... Merci. >>



Mais il n'est pas dupe le pti vieux. Il n' est pas bête.
Il l'a vu ce sourire triste qui se voulait rassurant. Il a compris que son << Bien merci >> n'était rien d'autre qu'un masque.
Mais que voulez vous ? Malgré ce monde ou l'on avance en bousculant son voisin, lui s'est arrêté, lui à pris 30 secondes de son temps.
Mais il ne pouvait faire plus.
S'il l'avait retenu, son geste aurait pu être mal interprété. Alors il n'a rien fait.
Mise à part lui donner un sourire. Oui. Il lui à offert son sourire. Un sourire un peu artificiel, fait de dents en résine. Mais qu'importe. Ce qu'il voulait à réussi. Son cadeau fut contagieux. Elle aussi s'est mise à sourire après. D'un vrai sourire. Éphémère, mais d'un sourire quand même.






# Posté le dimanche 14 octobre 2007 07:51

Modifié le dimanche 11 mai 2008 06:59

o8________« La lettre.»

o8________« La lettre.»
.


3 jours ont passé.
Toutes les photos sont imprimées. Elles recouvrent toute la chambre. Oui c'est bête. Et elle aussi le sait. Car maintenant elle pleure nuit et jour.
Les réveils sont douloureux. Tous ses sourires à jamais figés...
Ca lui fait mal. Mais à croire qu'elle le veut ce mal. Allez comprendre ce qu'il se passe dans sa tête...

Aujourd'hui c'est le 14 octobre. Une date comme les autres ? Non. Pas vraiment.
Aujourd'hui elle fait ses 19 ans. Elle-même s'en fiche.
Les années maintenant elle les fêtera seule. Son père est loin, mais il lui a téléphoné. C'est tout ce qu'il pouvait faire.
Mais personne d'autre... Ou presque.
Ses anciens amis ?
Elle a volontairement perdu contact - toujours cette peur des regards de pitié -.
Sa famille ? Il ne lui reste que son père.
Et puis ... De toute façon, à quoi bon souhaiter un "joyeux anniversaire" quand on ne peut sortir pour aller danser ou sauter partout ? A rien, en effet. Ce ne serait pas très joyeux...

Il y a tout de même une autre personne qui à pensé à cet anniversaire.
Il y pense tous les ans. Mais c'est la première fois qu'il lui montre...
Il ne lui a pas souhaiter un "joyeux anniversaire", il n'est pas cynique. Il lui a juste fait un cadeau.
Quoi ?
Une boite... Une boite à rien.
Elle ne se souvenait plus lui avoir raconté cette histoire, ou alors très vaguement. Mais lui se l'est rappelée.
Il n'a rien oublié. Rien.
Dans la lettre qui l'accompagne, il mentionne que c'est lui qui la confectionnée. Elle est belle. Très belle. Voire même magnifique.
A l'intérieur, une photo d'eux.
Photo d'un de ces soirs passés sur la plage de la crique. Autour du feu de camp. Entourés de rires, de chants et d'airs de guitare.
Un de ces soirs ...
Mais il y a aussi une gravure. Elle aussi très bien faite.



<< Il n'y a rien dans cette boite... Rien que toi & moi ... Et nos souvenirs dans ton regard >>


Évidemment les larmes ont passées la barrière qu'elle s'était jurée de fermer à tout jamais.
Mais on le sait tous.
Jurer : c'est trois fois mentir ...



||...||

Les larmes ... C'est tout ce qu'elle arrive à faire sortir. Des litres et des litres d'eau salée.
Elle relit sans cesse cette lettre.
Elle voudrait prendre un crayon et répondre. Mais à quoi bon ?
Tout d'abord elle sait qu'elle ne réussirait pas à coucher sur papier tout ce qu'elle ressent à ce moment là.
Et puis ... Elle à cette peur qu'en reprenant contact, tout recommence, et qu'un beau jour ... Tout disparaisse.
Alors elle ne fera pas la seule chose sensée qui pourrait la soulager... Non elle ne le fera pas.
Mais elle continue de lire. Elle connait cette lettre par c½ur maintenant. Mais tant pis. Elle la lit...



<< Azia...

Tu te demandes certainement pourquoi ?
Pourquoi après 2 ans de silence ?
J'aimerais savoir te répondre... Mais moi même je ne le sais pas exactement. Mes mots seraient maladroits.
J'aurai aimé t'offrir cette boite en mains propres.
Mais comment aurais-tu réagis ?
Comment réagis-tu à ce moment là ?
Je t'imagine en train de pleurer. Et je m'en veux. Je ne souhaite aucunement ces larmes.

Je voulais te faire un cadeau sortant de l'ordinaire, que toi seule comprendrais. Mais je n'ai pas trouvé.
Je savez que tout ce qui était à portée du porte feuille ne te plairais pas.
J'ai pensé à une place sur notre album. Mais écoute tu toujours notre musique ?
J'ai pensé à un bouquet de fleurs. Tu sais... Les même qui décoraient les champs là bas. Mais c'est éphémère.
Et puis j'ai fini par repenser à cette histoire.
Te souviens tu ?
Tu me l'avais raconté lors de l'une de nos nombreuses soirées sur cette petite plage.
Une de ces soirées où le feu de camp éclairait nos sourires.
Te souviens tu ?

Je me suis donc mis en tête de t'offrir cette boite.
De tout respecter.
La décoration est maladroite, mais faite main.
La gravure comporte peut-être des erreurs, tu sais à quel point j'ai parfois du mal avec ta langue maternelle.
Je sais que ceci n'est pas la perfection. M'excusera-tu ?

Je repense souvent à cet été. Je sais. Je ne devrais pas aborder ce sujet, mais j'ai l'impression que c'est essentiel.
Souvent la nuit, je revois ces images de nous tous. J'entends nos fou-rire. Ça me fait mal.
J'aurais souhaité t'épauler. J'aurais voulu que tu acceptes mon aide. Pourquoi ne l'a tu pas fait ? Cette question me hante.
Je comprend ton malheur. Je n'aurai certainement pas été aussi fort que toi.
Mais je ne comprend pas tes choix. Jamais je n'aurai eu pitié de toi. Sais-tu pourquoi ? Oui ? Non ?
L'amour... Tout simplement.
Mais tu n'y a pas cru. D'un côté je te comprend. De l'autre j'ai mal de ces décisions.

Sais-tu que dans deux jours nous serons à Paris ? J'aimerais te voir.
Tu y habite maintenant. Aime tu cette ville ?
Crois tu qu'il serais possible de se voir ?
Je ne resterais que peu. Peut-être le sais-tu nous sommes en tournée.
Mais j'aimerais recroiser tes yeux. J'aimerais qu'ils me parlent, et me disent ce que tu souhaites faire...
Je pense que tu te souviens de notre rêve étoilé. Ce rêve d'un Paris ensemble.
Alors dans deux jours je t'y attendrais. Je ne sais pas si tu y viendras.
Mais je t'y attendrais. Toute la nuit s'il le faut. Peut-être que je suis stupide, mais qu'importe...

A dans peu de temps je l'espère.

Dans l'attente saches que même loin de toi je reste présent.
A travers nos souvenirs. A travers cette boite...

Je t'aime...
>>



# Posté le samedi 27 octobre 2007 14:02

Modifié le dimanche 11 mai 2008 07:00